dimanche 14 avril 2013

Notes sur la mélodie des choses (extrait)


"Sinon, s'il n'y a pas une profonde douleur pour rendre les humains également silencieux, l'un entend plus, l'autre moins, de la puissante mélodie de l'arrière-fond. Beaucoup ne l'entendent plus du tout. Eux sont comme des arbres qui ont oublié leurs racines et qui croient à présent que leur force et leur vie, c'est le bruissement de leurs branches. Beaucoup n'ont pas le temps de l'écouter. Ce sont de pauvres sans-patrie, qui ont perdu le sens de l'existence. Ils tapent sur les touches des jours et jouent toujours la même note monotone dimininuée."


Rainer Maria Rilke ; traduction : Bernard Pautrat, 2012 (Allia)
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mardi 31 juillet 2012

La douce humanité



"Viendra un temps où les hommes devront choisir entre l'impuissance et la perversion."

Hadith prophétique via Réveil des Consciences
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lundi 23 juillet 2012

L'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est une abjection

Dans son discours de commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, le Président de la république française s'est engagé à "pourchasser l'antisémitisme avec la plus grande détermination". Il a aussi insisté qu'il n'y aurait pas de "mémoire perdue" et employé cette saisissante formule : "l'antisémitisme n'est pas une opinion, c'est une abjection".

Si dans les années 1930, la police française n'a effectivement pas lésiné dans le zèle raciste qui consista à livrer, sans qu'elles l'exigeassent, des femmes et des enfants Juifs aux autorités allemandes (cf. les indispensables travaux de Maurice Rajsfus, lui-même rescapé de la rafle), les années 2000 ont consacré la chasse à un nouveau profil : l'Arabo-Musulman. 
Avec une police aujourd'hui dépourvue de puissances occupantes auxquelles livrer ces nouveaux encombrants, on se contente alors de stigmatisations récurrentes dans les médias hégémoniques, assorties de "bavures" à médiatisation inversement proportionnelle : Abdel, 25 ans, Aulnay-sous-Bois, trouve la mort à la suite d'un contrôle policier "musclé" le 17 janvier 2012 ; d'autres noms ? Ali Ziri, Abdelhkim Ajimi, Lakhamy Samoura et Mouhsin Sehhouli ... La liste est encore trop longue : ici on lira un compte-rendu du procès des meurtriers d'Abdelhakim Ajimi et une analyse du renvoi du procès du meurtrier de Lakhamy Samoura et Mouhsin Sehhouli.
La persistance d'un racisme (anti-arabe et anti-noir) au sein de la police française devrait être présent à l'esprit de quiconque souhaite vraiment qu'il n'y ait pas de "mémoire perdue". Lorsque le Premier Ministre de François Hollande choisit de nommer à l'Intérieur un homme qui déplore le manque de "blancos" dans les rues de sa ville et développe par conséquent une grille de lecture clairement racialiste, on ne peut que constater que la mémoire est en voie de perdition et que l'usage de la commémoration n'a aucune visée corrective. 
Quand le Président explique encore que le crime a été commis "contre la France, contre ses valeurs, contre ses principes", l'argumentation se transforme en bouillie nationaliste très peu digeste et insultante pour la mémoire des victimes réelles de cette rafle qui sont des personnes réelles et non des mots vides de sens. Au lieu de faire ronfler les pseudo-valeurs et claquer les drapeaux, ne devrait-on pas se préoccuper plutôt de la mise en pratique concrète de l'égalité revendiquée ? 

Les islamo-gauchistes ont remplacé les judéo-bolchéviques. Le Juif Suss hante encore l'imaginaire français : il a gardé sa barbe, son nez crochu et son bel air sombre. Il a échangé les prières du sabbat contre la Jumu'a, celles du vendredi qui viendraient transfigurer nos rues.

Comment ne pas percevoir dans les grotesques apéros "saucisson-pinard" géants, dans l'interdiction d'accès à certains espaces publics, dans les sorties d'un Claude Imbert ou d'un Michel Houellebecq, dans la mention d'un déséquilibré mental manipulé comme archétype du musulman, ce que François Hollande a précisément qualifié - et avec raison - d'ignominie?
L'islamophobie n'est pas une opinion. Elle est la forme actuellement tolérable du racisme et de l'orientalisme français, sa continuité par d'autres moyens, c'est-à-dire avec les étrangers dont on dispose : les inassimilables couteau entre les dents, les basané.e.s qui vivent dans les quartiers populaires et qui prétendument ne voudraient pas s'intégrer, celles qui portent des voiles, ceux qui portent des barbes, celles et ceux qui prient dans une langue étrange. 



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Ramadan 2011 - la vingt et unième nuit

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dimanche 29 avril 2012

lundi 23 avril 2012

Une chanson de Franklin Boukaka - 1967

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samedi 24 mars 2012

Hana Shalabi : le vrai visage de la résistance palestinienne

Pendant que Benjamin Netanyahu recycle sans la moindre gêne la mort d'enfants et d'adultes innocents tués en France par un déséquilibré se revendiquant de l'islam et de la cause palestinienne, une femme est en grève de la faim, depuis le 16 février, pour dénoncer le traitement inhumain et les arrestations arbitraires de l'occupant.
En donnant un sens politique à l'acte criminel d'un aliéné, le dirigeant israélien veut non seulement pousser par la terreur des Français à quitter leur pays pour se sacrifier à un projet colonial qui viole le droit international mais aussi - et surtout - Netanyahu masque, par ce détournement immonde, les manifestations de la vraie lutte politique : c'est-à-dire la résistance et la détermination quotidienne des Palestiniens et des Palestiniennes à vivre dans les conditions invivables d'occupation, de blocus, d'arbitraire.
Paradoxalement, l'exemple de résistance non-violente de Hana Shalabi - dont le frère a été tué par l'armée israélienne en 2005 - semble moins émouvoir l'opinion publique que les hommages très médiatiquement appuyés aux victimes de la tuerie de Toulouse et Montauban. Voir les candidats à l'élection présidentielle se presser comme des charognards autour des funérailles était certainement une image aussi douloureuse que la nouvelle de ce crime perpétré contre des innocents - que Dieu ait leurs âmes, et qu'Il en prête un supplément aux vautours de France et d'Israël. Mais, comme dit la parole coranique : nul salut pour ceux dont les "coeurs sont scellés".

Concernant Hana Shalabi, on peut se reporter à l'article de Richard Falk sur al Jazeera qui souligne la nécessité pour la communauté internationale de dénoncer la pratique israélienne de "détention admininstrative" :
Mais aussi :

Illustration : IMEMC


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